L’enquête se poursuit après les tirs survenus le 20 mars à Tsingoni, où un gendarme a mortellement touché un présumé dakou armé ayant blessé l’un des collègues du militaire. Le parquet de Mamoudzou a rapidement ouvert deux procédures distinctes afin de faire toute la lumière sur les faits .
La première vise les circonstances du tir, qualifiées à ce stade de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. La seconde porte sur les violences aggravées commises contre le gendarme blessé, en tant que personne dépositaire de l’autorité publique .
Dans ce cadre, le militaire ayant fait usage de son arme a été placé en garde à vue, une mesure classique dans ce type de situation. Il a depuis été remis en liberté, tandis que les investigations se poursuivent sous l’autorité du parquet. L’inspection générale de la gendarmerie nationale est également saisie aux côtés de la section de recherches.
Une autopsie de l’agresseur doit être réalisée. Elle doit permettre de préciser les circonstances exactes de l’intervention, alors que la question de la légitime défense reste centrale dans ce dossier.







