Installé depuis plusieurs mois à proximité du site de Coallia, le camp de migrants originaires d’Afrique de l’Est continue de s’organiser dans des conditions précaires, sans évolution notable. À l’intérieur de ce bidonville fait de cases en bambou et de bâches, les habitants structurent peu à peu un espace de vie qui prend l’allure d’un village sans en être réellement un. Un point d’eau et des toilettes de chantier ont été installés.
Les tensions avec des jeunes délinquants de Tsoundzou persistent. « Ils sont venus voler nos motos et lancer des cailloux. La police a dû intervenir », affirme un migrant. Arrivés sans ressources à bord de kwassa, certains parviennent à générer des revenus, jusqu’à s’équiper de deux-roues. Une économie informelle se développe, avec petits commerces et espaces pour recharger les téléphones.
Le site évolue vers une occupation structurée, sans cadre ni perspective. Des équipes se sont formées pour ramasser les déchets, très présents. « Avant, beaucoup jetaient partout », explique un habitant. Malgré ces efforts, les conditions restent dégradées.
Aucune opération de décasage d’ampleur n’est annoncée. Les occupants attendent une évolution administrative. « Si on t’appelle, tu y vas », résume un migrant. À côté, les engins de chantier de la station d’épuration poursuivent leur travail.










