Un contrôle routier a dégénéré en intervention mouvementée à Doujani, conduisant un homme de 34 ans devant le tribunal pour plusieurs infractions, dont refus d’obtempérer, rébellion et conduite sans permis.
Le 13 mars 2026, les policiers repèrent un véhicule circulant rapidement avec un feu défectueux. Lorsqu’ils tentent de procéder à un contrôle, le conducteur refuse de s’arrêter et multiplie les manœuvres pour empêcher leur dépassement. La poursuite se poursuit jusqu’à ce qu’il abandonne son véhicule avant de prendre la fuite à pied à travers les bangas du village.
Rattrapé après une course poursuite, l’homme continue de résister malgré plusieurs usages du pistolet à impulsion électrique. Même menotté, il refuse de coopérer avec les forces de l’ordre. Interpellé, il reconnaît avoir conduit sans permis valide, expliquant avoir paniqué par crainte d’une expulsion liée à sa situation administrative. « Je reconnais avoir mal agi et je présente mes excuses », déclare-t-il à l’audience.
Représentant un policier partie civile, Me Ousseni évoque une intervention qui aurait dû rester ordinaire mais qui s’est soldée par des coups portés à son client, réclamant 2 000 euros de dommages et intérêts.
Le parquet souligne la récidive et requiert 12 mois de prison ferme avec maintien en détention ainsi qu’une interdiction du territoire français. La défense, assurée par Me Mohamed, insiste sur la peur ressentie par son client et s’en remet à la décision du tribunal.
Après délibération, les juges reconnaissent coupable le prévenu, et le condamne à 12 mois d’emprisonnement avec sursis, 3 ans d’interdiction du territoire français et de verser à la victime 1000€ pour le préjudice moral.











