Un kwassa surchargé intercepté en mer conduit deux hommes devant la justice, condamnés à la prison ferme et bannis.
Interceptée avec 32 passagers à bord, une embarcation clandestine a conduit deux hommes devant le tribunal judiciaire, révélant une nouvelle fois les dangers des traversées illégales vers Mayotte. Les faits remontent au 10 mars 2026, lorsque le kwassa est repéré au large de Tsingoni avec 30 ressortissants congolais et deux comoriens à bord, sans équipements de sécurité adaptés. Une femme et son enfant ont dû être évacués vers le centre hospitalier.
À l’audience, Mohamed Fayad reconnaît avoir piloté le bateau pour des raisons financières, malgré une précédente interdiction du territoire. Ahmed Inssa affirme, lui, avoir tenu le gouvernail pour éviter un chavirement, expliquant vouloir rejoindre sa famille installée à Mayotte.
Le parquet souligne la dangerosité d’une traversée menée dans des conditions précaires et la récidive des prévenus, réclamant une peine ferme. La défense plaide l’état de nécessité et sollicite un aménagement de peine.
Le tribunal a finalement reconnu les deux hommes coupables et les a condamnés à 15 mois d’emprisonnement avec maintien en détention, assortis d’une interdiction définitive du territoire français.










