Face à la multiplication des agressions quotidiennes, l’Union départementale Force Ouvrière Mayotte tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Dans un communiqué, le syndicat dénonce l’inaction des pouvoirs publics et le sentiment d’abandon ressenti par les salariés et les agents de la fonction publique confrontés, chaque jour, à l’insécurité sur les routes et dans les axes du département.
Selon Force Ouvrière Mayotte, les agressions répétées, les menaces et l’insécurité permanente ne relèvent plus d’un simple malaise, mais traduisent un véritable laisser-aller de l’État et des responsables politiques. Une situation qui pousse certaines victimes à bout, au risque de voir émerger des actes de rébellion nourris par le désespoir. Le syndicat rappelle que les autorités ont l’obligation d’assurer la sécurité de celles et ceux qui travaillent, servent la population et participent au fonctionnement de l’île.
FO Mayotte interroge la durée de cette crise et ses conséquences humaines et matérielles, évoquant blessures physiques, souffrances psychologiques et pertes économiques. Le communiqué s’inquiète également de l’avenir du territoire si les actifs ne se sentent ni protégés ni soutenus dans l’amélioration de leurs conditions de vie.
Le syndicat avertit que le peuple mahorais, décrit comme habituellement paisible, ne pourra supporter indéfiniment cette situation d’injustice. Rappelant que les droits fondamentaux à la sécurité et à la liberté de circulation doivent être garantis sur l’ensemble du territoire national, Force Ouvrière Mayotte appelle les autorités à réagir sans délai afin d’éviter une crise plus profonde







