Une reprise difficile pour les restaurateurs
Hôtellerie-restauration : Charles-Henri Mandallaz dresse un état des lieux lucide du secteur
Économie
Plus d’un an après le passage du cyclone Chido, l’hôtellerie-restauration reste fragilisée. « Une année très particulière », résume Charles-Henri Mandallaz, président de l’UMIH 976. Plusieurs établissements demeurent dégradés ou n’ont pas rouvert, et l’activité peine à retrouver son rythme.
L’année 2026 a débuté dans l’incertitude. « La reprise en janvier a été très poussive », observe-t-il. Le Ramadan, entamé en février, a accentué les difficultés pour les restaurateurs. Les premiers jours ont enregistré des baisses de chiffre d’affaires pouvant atteindre 75 %, avant de se stabiliser autour de 50 % sur l’ensemble du mois, soit « un effondrement complet de la restauration » selon le président. L’hôtellerie résiste mieux, avec des taux d’occupation jugés satisfaisants.
Les contrôles du Codaf s’inscrivent, selon lui, dans un cadre légitime. « Il y a une réglementation dans notre métier, elle doit s’appliquer. » Il dénonce « la concurrence déloyale » et « l’emploi de clandestins », estimant que ces pratiques « doivent être absolument éradiquées ».
Autre enjeu : l’application des conventions collectives nationales. « Nous sommes en cours de négociations. La technicité du métier pose un petit problème dans les discussions », explique-t-il, soulignant le manque de représentants issus du secteur. Il appelle aussi à des leviers fiscaux et sociaux pour accompagner la convergence des salaires et insiste sur la formation des salariés comme des gérants, qui ont besoin « d’être accompagnés ». Malgré tout, il note une montée en gamme des établissements. « Ça oblige le métier à s’élever », rappelle-t-il, en évoquant « la convivialité et le partage ».







