À l’Assemblée nationale, le débat sur la fin de vie et le droit à mourir divise les députés. Le texte examiné prévoit, sous conditions strictes, d’autoriser une aide à mourir — suicide assisté ou euthanasie — pour des personnes atteintes d’une maladie grave et incurable, confrontées à des souffrances jugées insupportables. En parallèle, il renforce l’accès aux soins palliatifs.
La députée de Mayotte Anchia Bamana s’est opposée à cette évolution. Elle a insisté sur le terme « suicide » pour qualifier le dispositif, estimant qu’il heurte les valeurs spirituelles et culturelles du territoire, majoritairement musulman. Selon elle, la mort doit survenir « naturellement, selon la volonté de Dieu ». Elle a demandé que la disposition sur l’aide à mourir ne soit pas appliquée à Mayotte, tout en soutenant un renforcement des soins palliatifs.
Cette position illustre la tension entre convictions religieuses et autonomie individuelle dans un État laïque. Car derrière les débats parlementaires se trouvent des trajectoires personnelles. Des figures comme Chantal Sébire ou Alain Cocq ont rappelé, par leur combat, la réalité de la souffrance et la revendication d’un choix personnel en fin de vie.
Le débat, ancien et profondément clivant, oppose défenseurs d’une interdiction stricte et partisans d’un droit encadré à mourir, chacun invoquant dignité et humanité.
Fin de vie : Anchia Bamana s’oppose à l’aide à mourir et réclame une non-application du texte à Mayotte

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