Ce lundi au tribunal, une affaire de violences conjugales survenue le 14 février a été examinée. Ericka avait alerté les gendarmes, affirmant avoir reçu un coup de poing et deux gifles de la part de son mari.
La victime s’est vu prescrire trois jours d’ITT. Elle évoque également une brûlure de cigarette et une bière renversée sur elle alors qu’elle s’apprêtait à sortir. À la barre, le prévenu conteste en partie les faits. « Elle essaie tout le temps de me provoquer. Je sais ce qu’elle a en tête », explique le prévenu. Selon lui, son épouse chercherait à le pousser à être à l’origine de la séparation pour qu’il ait le mauvais rôle. Il affirme que c’est elle qui aurait commencé à porter les coups.
La plaignante décrit un climat de jalousie grandissant. « C’est lui qui m’a frappé en premier », assure-t-elle. Elle reconnaît avoir porté un coup à la tête de son mari avec un jouet de leur enfant pour se défendre. L’homme présentait encore des traces de sang sur son t-shirt. Malgré les faits, elle déclare ne pas vouloir « qu’il soit enfermé ». Tous deux conviennent de mettre fin à leur relation.
Le parquet estime que le prévenu tente d’« instaurer le doute dans votre tête » et requiert 18 mois d’emprisonnement, dont six avec sursis. La défense plaide la mesure : « il n’y a pas lieu d’être dans l’excès. On essaie de vous brosser le portrait qui n’est pas la réalité. » Le tribunal l’a finalement déclaré coupable et condamné à 12 mois de prison avec sursis, assortis d’un stage de sensibilisation aux violences conjugales








