Neuf cas de Mpox ont été confirmés en un mois depuis l’apparition du premier patient le 8 janvier. À la date du 11 février, la situation reste jugée maîtrisée par les autorités sanitaires, qui maintiennent néanmoins une surveillance étroite.
« On a une évolution, sur ces quatre dernières semaines, relativement lente des cas de Mpox », explique le docteur Marc Noizet, conseiller médical à l’ARS de Mayotte. Face à ces contaminations, une stratégie en deux volets a été activée. Il s’agit d’abord « d’identifier le plus rapidement possible tous les nouveaux cas pour les isoler ». En parallèle, les cas contacts étroits sont vaccinés. « C’est ce qu’on appelle la vaccination réactive, qui est là pour éviter l’extension de la maladie. » Une « vaccination préventive » est également proposée « pour des publics qui sont particulièrement à risque ».
Un contrôle aux frontières vise à retracer l’origine des contaminations et à limiter leur diffusion. L’ARS appelle également à la vigilance face aux symptômes, notamment la fièvre et les éruptions cutanées. « Il appartient à tout le monde de faire de la détection », rappelle le médecin. En cas de signes évocateurs, il est recommandé de consulter rapidement et de couvrir les lésions afin de réduire les risques de transmission.
Deux stocks de vaccins sont disponibles au CHM et auprès de Santé publique France. Une tente dédiée permet d’examiner les patients suspects sans exposer les autres usagers. « Aujourd’hui, il n’y a pas lieu d’être inquiet sur l’évolution de la maladie, il n’y a que 9 cas en l’espace d’un mois », assure Marc Noizet. Les équipes se tiennent prêtes en cas d’évolution.














