Après le vote du budget 2026, la ministre des Outre-mer a tenu à clarifier le cadre financier accordé à Mayotte. Le Programme des investissements territoriaux de l’État (PITE) est désormais pleinement acté pour le département. Ce choix confère au préfet de Mayotte un rôle central dans la gestion des crédits, avec une capacité renforcée à décider de l’utilisation des enveloppes jusqu’à la fin de la phase de reconstruction.
Grâce au PITE, les fonds peuvent être mobilisés indépendamment des programmes ou des opérations initialement prévues. Le préfet dispose ainsi d’une grande souplesse pour redéployer les crédits en fonction des difficultés rencontrées sur le terrain, lever les blocages administratifs et engager rapidement les dépenses nécessaires. L’objectif affiché par l’État est clair : aller vite et adapter les financements aux réalités opérationnelles.
Sur le plan budgétaire, les montants annoncés sont conséquents. Pour 2026, 702,4 millions d’euros sont inscrits en autorisations d’engagement, permettant de lancer des projets pour un volume global supérieur à 700 millions d’euros. En parallèle, 408,5 millions d’euros sont prévus en crédits de paiement, ce qui signifie que plus de 400 millions d’euros de factures pourront être réglés dès l’année 2026.
Si ces sommes restent inférieures au milliard d’euros initialement réclamé par certains élus locaux, elles constituent une base solide et évolutive. La ministre l’a rappelé : ces enveloppes pourront être revues à la hausse en 2027 si le territoire démontre sa capacité à avancer rapidement. Avec le PITE, les moyens sont là. La responsabilité de transformer ces crédits en chantiers concrets repose désormais sur les acteurs de la reconstruction.

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