A la une de France Mayotte Matin aujourd’hui, la vigilance sanitaire est renforcée après la confirmation de deux nouveaux cas de mpox. L’ARS appelle à la prudence, au suivi des cas contacts et à une mobilisation collective pour éviter toute propagation, dans un contexte régional marqué par les déplacements vers Madagascar et les Comores.
Sur le plan agricole, l’Assemblée de Mayotte adopte un cadre inédit pour régulariser le foncier en zone agricole. L’objectif est de mieux identifier les occupations, d’encadrer les usages et d’instaurer une redevance symbolique afin de sécuriser les exploitations et de structurer un secteur sous forte pression foncière. Cette décision ouvre un débat sensible entre cultures vivrières et professionnalisation de l’agriculture.
La transformation institutionnelle se poursuit avec l’adaptation progressive des services à la nouvelle dénomination de Département-Région de Mayotte. Derrière le changement de nom, un vaste chantier administratif est engagé, avec une convergence du droit annoncée à l’horizon 2031.
Sur le terrain social, la cour des prud’hommes connaît une assemblée générale sous haute tension, marquée par une tentative de boycott avortée et l’intervention des forces de l’ordre, avant l’élection de sa présidente. L’épisode illustre les crispations persistantes autour de la représentation patronale.
La justice est également mobilisée par plusieurs affaires de violences conjugales, rappelant la gravité de ces situations et la complexité de leur traitement judiciaire.
Côté société, l’ouverture d’un nouveau centre de santé à Acoua constitue une avancée pour l’accès aux soins de proximité, tandis que les inégalités de dépistage du cancer du sein sont vivement dénoncées par une députée, qui alerte sur les pertes de chance pour les femmes mahoraises.
Environnement, biodiversité et culture complètent cette édition, avec la restauration de la rivière Bouyouni, la protection des tortues marines et l’annonce d’une grande exposition consacrée à Mayotte au MuCEM.





