La reconstruction de Mayotte figure parmi les priorités affichées du projet de loi de finances pour 2026. Dans un courrier adressé aux députés ultramarins, la ministre des Outre-mer détaille les choix retenus par le gouvernement, alors que le Premier ministre a engagé sa responsabilité pour faire adopter le budget. L’exécutif justifie cette décision par la nécessité de doter rapidement les territoires ultramarins d’un cadre budgétaire stable.
Selon la ministre, le texte final du budget a profondément évolué au cours des débats parlementaires. Sous l’impulsion des élus, 1,5 milliard d’euros supplémentaires seront consacrés aux Outre-mer en 2026, en intégrant les crédits de l’État et de la Sécurité sociale. Cette réévaluation vise à corriger un effort initial jugé disproportionné pour les territoires.
Pour Mayotte, l’effort financier annoncé atteint plus de 674 millions d’euros en autorisations d’engagement. Une part importante de ces crédits sera gérée dans le cadre du programme des interventions territoriales de l’État, sous l’autorité du préfet, afin d’accélérer la mise en œuvre des projets de reconstruction. Le gouvernement affirme vouloir conduire chaque opération avec diligence.
Le budget prévoit également des mesures fiscales spécifiques tenant compte de la situation foncière du territoire, notamment la prolongation de certains dispositifs et des actions destinées à faciliter la régularisation des titres de propriété. Ces mesures sont présentées comme indispensables pour soutenir la reconstruction.
La ministre souligne enfin que ces choix résultent de compromis construits avec les parlementaires ultramarins. Dans un contexte budgétaire contraint, le gouvernement affirme avoir tenu ses engagements et appelle à poursuivre le travail collectif pour répondre durablement aux besoins des populations, à Mayotte comme dans l’ensemble des Outre-mer






