A la une de France Mayotte Matin aujourd’hui, le territoire est confronté à une même urgence : passer enfin du constat à l’action. Plus d’un an après le cyclone Chido, la reconstruction des écoles reste un point noir. La FSU-SNUipp interpelle les élus et les candidats aux municipales, les appelant à activer la loi d’urgence permettant à l’État de reprendre temporairement la compétence du bâti scolaire afin d’accélérer des travaux devenus indispensables à la scolarité des enfants.
La gouvernance interroge également. L’exemple de la Martinique, à qui l’État souhaite accorder davantage d’autonomie pour gérer l’eau, l’énergie et l’assainissement, relance le débat à Mayotte : le territoire est-il prêt à décider localement et à en assumer les risques, alors même que les robinets restent régulièrement à sec ?
L’actualité judiciaire reste marquée par le procès du SIEAM à Paris, où témoignages et constitutions de parties civiles révèlent des dérives structurelles dans la gestion de l’eau, au-delà des responsabilités individuelles.
Côté économie, un souffle d’espoir apparaît avec la mise en place de prêts à taux zéro pour soutenir les entreprises sinistrées par Chido, tandis que l’économie bleue est présentée comme un levier majeur de développement, à condition de transformer les stratégies en projets concrets.







