Selon nos sources, les interceptions de migrants se sont accélérées ces derniers jours en mer autour de Mayotte. Avant-hier, environ 60 ressortissants africains ont été interceptés à bord d’un kwassa au large d’Acoua. Hier, une nouvelle embarcation transportant une soixantaine de personnes aurait été stoppée au même endroit. Dans la nuit suivante, ce sont plusieurs dizainesde migrants d’origine malgache qui auraient été interceptés dans le sud de l’île. Ces chiffres, rapportés par nos sources, n’ont à ce stade pas été confirmés officiellement.
Cette succession d’événements relance de nombreuses interrogations sur la gestion des flux migratoires africains et régionaux vers Mayotte. Les moyens de surveillance maritime sont-ils aujourd’hui suffisants pour faire face à ces arrivées répétées ? Les dispositifs de prise en charge, déjà sous tension, peuvent-ils absorber de nouveaux groupes de migrants sans aggraver la situation sociale et sanitaire sur le territoire ? Quelle coordination réelle existe entre les services de l’État, les forces de l’ordre et les autorités locales ?
Par ailleurs, des incertitudes demeurent. Avec l’installation d’un nouveau gouvernement de transition à Madagascar, les reconduites vers la Grande Île vont-elles se poursuivre dans les mêmes conditions ? Des accords sont-ils toujours opérationnels ou en cours de renégociation ?






