Le lagon de Mayotte vise à nouveau le patrimoine mondial de l’Unesco en 2025, après l’annonce du gouvernement français. Ce dernier prépare un dossier technique détaillé pour défendre ce joyau naturel inscrit comme parc naturel marin depuis 2010. L’objectif est de valoriser une biodiversité unique, renforcer la protection du milieu marin et dynamiser l’économie locale autour d’un label international reconnu.
Lagon de Mayotte : un patrimoine exceptionnel aux caractéristiques uniques
La candidature du lagon de Mayotte au patrimoine mondial de l’Unesco est relancée en 2025. Le département de Mayotte, avec le soutien de l’État, pilote ce projet.
Notre lagon est une biodiversité marine exceptionnelle caractérisée par une double barrière récifale rare à l’échelle mondiale. Il constitue l’un des ensembles coralliens les plus vastes et les plus riches en biodiversité de l’océan Indien abritant :
- Récifs et herbiers
- Mangroves
- Tortues marines et dugongs
- Mammifères marins
Les avantages de l’inscription de notre lagon à Mayotte au patrimoine mondial de l’Unesco
Valorisation et attractivité internationale
L’inscription du lagon au patrimoine mondial offrirait d’abord une reconnaissance internationale de la valeur universelle exceptionnelle du site. Ce label renforcerait l’image de Mayotte à l’échelle mondiale, tant sur le plan environnemental que touristique. C’est une opportunité pour attirer chercheurs, partenaires institutionnels et visiteurs sensibles à la préservation des milieux naturels. Il permettrait également de faciliter l’accès à des financements internationaux dédiés à la conservation et à la gestion durable des espaces marins.
Renforcement de la protection écologique
Sur le plan écologique, un classement Unesco implique des exigences élevées en matière de protection et de gouvernance. Il renforcerait les dispositifs déjà en place, notamment ceux du parc naturel marin créé en 2010, en imposant des objectifs clairs de :
- Préservation des habitats
- Limitation des pollutions
- Suivi scientifique renforcé
Cette reconnaissance internationale servirait aussi de levier pour accélérer des projets de restauration des écosystèmes fragilisés par les pressions humaines et le changement climatique.
Le processus de candidature
Le département de Mayotte pilote le processus de candidature en lien étroit avec l’État, les services environnementaux, les scientifiques et les acteurs locaux. L’élaboration du dossier nécessite une démonstration précise des critères exigés par l’Unesco, une cartographie détaillée des habitats naturels et la présentation d’un plan de gestion à long terme garantissant la protection du site. Cette démarche s’appuie sur une concertation avec les pêcheurs, les professionnels du tourisme et les communes littorales.
La procédure reste longue et exigeante. Avant une éventuelle inscription, le lagon doit être inscrit sur la liste indicative française. Il doit ensuite être évalué par des experts internationaux, notamment ceux de l’Union internationale pour la conservation de la nature. Ces experts analysent la valeur écologique du site, mais aussi la capacité des autorités locales à assurer une gestion durable.
Un levier de développement pour les générations futures
Au-delà de la reconnaissance symbolique, l’enjeu pour Mayotte est de concilier protection environnementale et développement économique. Le classement Unesco pourrait devenir un outil structurant pour une croissance maîtrisée, fondée sur la préservation du lagon, la sensibilisation des populations et la transmission de ce patrimoine naturel aux générations futures.
Suivez les avancées de cette candidature dans les actualités de Mayotte.






