Les autorités sanitaires des Comores ont annoncé de nouvelles mesures strictes à l’encontre des voyageurs en provenance de Mayotte. Dans le cadre de la prévention du Mpox, anciennement appelé variole du singe, tout passager quittant Mayotte à destination des Comores doit désormais présenter un certificat médical de non-contagion. Ce document doit être daté de moins de cinq jours avant le départ. En l’absence de ce certificat, l’accès au territoire comorien pourra être refusé par les autorités à l’arrivée.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue face aux risques de propagation du virus, alors que les systèmes de santé de la région restent fragiles. Aux Comores, les capacités hospitalières et de surveillance épidémiologique sont limitées, ce qui rend compréhensible, du point de vue sanitaire, le choix de renforcer les contrôles à l’entrée du territoire. Des documents complémentaires seront par ailleurs remis aux passagers afin de faciliter les formalités à l’arrivée.
Pour les voyageurs, cette nouvelle obligation implique une anticipation accrue des démarches médicales avant tout déplacement. Elle pourrait également avoir des répercussions plus larges sur les flux entre Mayotte et les Comores, dans un contexte où les liaisons humaines, familiales et administratives sont nombreuses et sensibles.
Reste une question centrale : ces exigences sanitaires renforcées risquent-elles d’entraîner un ralentissement, voire une complication, des procédures d’éloignement des ESI vers les Comores, déjà complexes sur le plan logistique ? Une interrogation d’autant plus délicate que les craintes comoriennes, bien que parfois perçues comme restrictives, trouvent leur origine dans les difficultés structurelles de leur système de santé.

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