Le MDM souhaite clarifier la portée réelle de la réforme issue de la loi Mayotte et de son décret d’application relatif au volet institutionnel. Contrairement à certaines interprétations, cette réforme ne crée en aucun cas un nouveau statut juridique pour Mayotte. Elle ne modifie pas la nature de la collectivité et se limite à un changement de dénomination. Mayotte demeure une collectivité territoriale unique, exerçant les compétences d’un département, auxquelles s’ajoutent certaines compétences habituellement dévolues aux régions d’outre-mer.
Aucun transfert de compétences supplémentaire n’a été décidé par le législateur. Aucun calendrier précis de convergence ni de transfert progressif des compétences régionales n’a été fixé, malgré les demandes répétées formulées par le mouvement. En l’absence de telles dispositions, les évolutions prévues relèvent essentiellement d’ajustements techniques, notamment en matière électorale, sans portée statutaire profonde.
Le MDM appelle ainsi à la plus grande vigilance face aux discours laissant entendre une avancée institutionnelle majeure. Pour le mouvement, présenter cette réforme comme un tournant historique revient à entretenir une confusion préjudiciable au débat public. Les Mahoraises et les Mahorais attendent toujours l’effectivité pleine et entière d’un département et d’une région de droit commun, disposant des mêmes compétences, des mêmes moyens et des mêmes garanties que partout ailleurs sur le territoire national.
Fidèle à son engagement en faveur de l’égalité réelle et de la justice territoriale, le MDM affirme qu’il restera mobilisé avec lucidité et détermination afin que Mayotte ne se contente plus d’évolutions symboliques, mais accède enfin à une reconnaissance institutionnelle conforme au droit commun de la République.




