Près de 350 hectares ont brûlé depuis le début de la saison des feux de végétation à Mayotte. À lui seul, l’incendie du massif du Bénara, à Bandrélé, représente près de 100 hectares. Dimanche 1er et lundi 2 novembre, plus de dix feux ont été observés simultanément, mobilisant les pompiers.
Face à ce bilan, la préfecture a réuni le 4 novembre les services de l’État, les secours, les collectivités et le monde agricole. Les contrôles seront accentués dès les prochains jours. Depuis juillet, l’Office français de la biodiversité a réalisé 285 contrôles, procédé à 15 arrestations, délivré plus de 50 contraventions et ouvert huit procédures délictuelles.
Les moyens de détection évoluent encore : depuis le 1er novembre, les pompiers expérimentent la surveillance satellitaire Fire Watch. L’hélicoptère bombardier d’eau, déployé depuis août, a effectué 500 largages de 600 litres d’eau de mer.
Les brûlis sont souvent à l’origine des départs de feu et des actes de malveillance sont suspectés. Au-delà des arbres détruits, les sols mis à nu subissent l’érosion et retiennent moins bien l’eau. La prévention doit passer par des pratiques agricoles plus sûres et une vigilance citoyenne renforcée.
La préfecture appelle à signaler tout départ de feu aux secours. Le feu courant est interdit toute l’année ; l’abattis-brûlis est strictement encadré.






