Cette affaire restera comme l’une des plus singulières de la cour d’assises de Mayotte. Le procès a débuté hier dans une confusion totale. À 8 heures, l’accusé ne se présente pas à son procès. Remis en liberté le 18 juin alors que la cour d’assises avait demandé son maintien en détention jusqu’à l’audience, il est introuvable. Une situation qui pousse la présidente à présenter publiquement ses excuses « au nom de la justice », évoquant « une énorme erreur », avant d’ordonner son interpellation immédiate.
Retrouvé quelques heures plus tard, l’accusé est ramené devant la cour. Un mandat de dépôt est délivré afin qu’il retourne en détention dès la fin de l’audience. Malgré une demande de renvoi formulée par la défense, la cour décide de poursuivre le procès, au grand soulagement de la victime qui refusait de revivre une nouvelle attente.
Après les débats et les délibérations, la cour d’assises a finalement condamné l’accusé à 14 ans de réclusion criminelle. Elle a également prononcé à son encontre une interdiction définitive du territoire français. Une décision qui met un terme à une audience marquée autant par un grave dysfonctionnement judiciaire que par le verdict rendu. La victime va pouvoir se reconstruire.
14 ans de réclusion criminelle aux Assises pour le violeur libéré de prison par erreur

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