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Mozambique : les attaques à Palma font plusieurs morts et menacent le projet gazier de Total

La semaine dernière, les jihadistes du nord-est du Mozambique ont lancé un nouveau raid sur Palma, à quelques kilomètres du futur projet gazier de Total.

Voilà plusieurs jours déjà que le chaos règne à Palma, où une nouvelle attaque jihadiste a fait de nombreuses victimes. Après trois jours de conflits intenses, les terroristes ont pris le contrôle de la ville. À quelques kilomètres de là, le groupe pétrolier Total a décidé une fois plus de suspendre les travaux du projet gazier, reportant probablement la date de livraison de ce projet d’ampleur aux conséquences potentiellement majeures pour Mayotte…

Depuis le début du conflit, plus de 2600 personnes aurait trouvé la mort, dont plus de la moitié de civils, lesquels se retrouvent pris entre trois feux : ceux du groupe d’opposition Al-Shabab ( lequel a prêté allégeance à l’État islamique) des forces de sécurité mozambicaines mais aussi de la milice privée au service du gouvernement. Trois entités dont Amnesty International a condamné les agissements, les accusant de « crimes de guerre ayant causé la mort de centaines de civils ».

Le projet gazier en suspens

La veille de l’attaque, le géant français Total annonçait la reprise des activités du site d’exploitation gazière, après une période d’arrêt des travaux. Et il n’y a là aucune coïncidence : l’opérateur du consortium basé sur la péninsule d’Afungi avait déjà interrompu ses travaux à la fin de l’année 2020, alors que les attaques du groupe Al-Shabab se rapprochaient du site.

Cette fois encore, les travaux de ce projet d’une vingtaine de milliards de dollars ont dû être interrompus, le site étant situé à quelques kilomètres à peine de la ville de Palma. Si Total n’a déclaré à cette heure ne déplorer aucun victime sur le site en question, la décision de « réduire au strict minimum le personnel » a été prise, pour d’évidentes raisons de sécurité.

Un impact sur Mayotte ?

Nul ne l’ignore, les répercussions potentielles de ce vaste projet gazier seraient énormes pour Mayotte, si l’île est retenue pour être la base arrière des opérations gazières. Mais les instabilités politiques énormes au sein de la province mozambicaine risquent à coup sûr de repousser la livraison du site, originellement prévue pour 2024.

Voilà qui prive Mayotte plus longtemps encore de cette hypothétique opportunité, sur laquelle beaucoup comptent déjà, y voyant là l’occasion inespérée pour le 101ème département de connaître enfin le développement et l’expansion auxquels sa population aspire. Mais une fois encore dans ce projet unique en son genre, l’incertitude reste de mise…

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