octobre 19, 2021

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Le CESEM porte et supporte le projet de la compagnie Zéna Airlines

Lors de sa visite officielle en octobre 2019, le président de la République Emmanuel Macron s’était engagé à lancer le chantier de la piste longue, mais aussi à tout faire pour apporter la concurrence aérienne à Mayotte afin de faire baisser les prix. Il n’est pas permis de dire aujourd’hui que cela ait eu beaucoup d’effets et ce, malgré le retour de Corsair.

Parmi les solutions alternatives, la création d’une compagnie locale Zena Airlines et qui est annoncée comme la solution mahoraise à la cherté du transport aérien au départ ou à destination du territoire.
Or, mercredi 30 juin 2021, le Bureau du Césem a reçu dans ses locaux Julien NOVOU, porteur du projet de création de la compagnie aérienne mahoraise, Zena Airlines.

Cette réunion d’échanges était d’autant plus justifiée que la 2ème Assemblée départementale représentant la société civile organisée a inscrit le désenclavement de Mayotte au nombre de ses thématiques prioritaires depuis l’organisation du débat public sur l’allongement de la piste de l’aéroport de Pamandzi en 2011.

“De plus en plus de personnes et de familles se déplacent à La Réunion et/ou en Métropole pour divers motifs : meilleurs soins (saturation du système sanitaire local), formations initialess et continues, affaires, tourisme, etc. Le monopole historique d’Air Austral sur les destinations Réunion et Métropole fait l’objet depuis décembre dernier d’un début de concurrence” s’est ainsi que le Césem s’est félicité du retour de Corsair Fly.

Initiée en 2019, la compagnie Zena Airlines épouse l’impulsion du Conseil Départemental – qui voulait une solution alternative à l’arrêt des vols Corsair – un projet devenu aujourd’hui une cause territoriale.

“A l’exception de toutes les autres initiatives, Zena Airlines conserve la particularité d’être porté par des Mahorais, acteurs du transport aérien, et disposant de solides expériences sur le transport aérien y compris localement” indique le CESEM qui se félicite de  constater que le projet a bien avancé maintenant dans sa phase pré-opérationnelle (business plan, certification, statuts)

Premiers vols ? A  partir du 1er trimestre 2022 et à des tarifs plus attractifs (jusqu’à 30% moins chers que ceux de la concurrence) ?

 

“Si, pour sa première année d’exploitation, Zéna Airlines déploiera ses ailes exclusivement vers deux destinations, La Réunion (l’aéroport de Pierrefonds à Saint-Pierre et Roland Garros à Sainte Clothilde) et la France continentale (Orly et Marseille), l’ouverture à l’international est envisagée dès la 2ème année, notamment vers Madagascar et les Comores. La compagnie sera également positionnée pour l’ouverture du marché gazier au nord du Mozambique. Mais au préalable, la société aura formé son personnel navigant et commercial. La considération des attentes de la population de Mayotte est également au cœur de la stratégie de la compagnie avec la mise en œuvre de vols spéciaux pour le pèlerinage vers la Mecque” consolide le CESEM qui paraît enthousiaste et ajoute : “le Césem se réjouit que les porteurs du projet adoptent une démarche en faveur de l’environnement en prévoyant de mesures pro-environnementales dans les cahiers des charges de l’ensemble des prestataires qui travailleront avec la compagnie. Enfin, l’étude sur les opportunités de développement de la desserte aérienne à Mayotte commanditée auprès d’Airbus Consulting permet d’inscrire le projet dans une dimension économique et sociale parfaitement maîtrisée, tenant compte des contraintes techniques et de l’existence d’une concurrence sur les destinations envisagées”.

D’un coût global de 25 M€, le plan de financement du projet n’est malheureusement pas encore bouclé. Les représentants de Zéna Airlines attendent du Département sa contribution à plus d’un titre : 1° une subvention d’investissement, 2° une prise de participation au capital social de la compagnie et enfin 3° de servir de caution à la compagnie pour l’acquisition de ses avions. A défaut de caution du Conseil Départemental, les porteurs feront appel à des fonds d’investissement étrangers notamment.

A l’heure où la DGAC, après avoir désigné un Délégué en charge du suivi du projet d’allongement de la piste de l’aéroport de Pamandzi, annonce le démarrage des travaux proprement dits de l’ouvrage en 2023, le Césem sait compter sur la vigilance de tout un chacun pour atteindre ensemble cet objectif vital pour l’ouverture du ciel mahorais” conclut le Cesem qui porte et supporte le projet.

 

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