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La Cimade monte au créneau contre l’abolition du droit du sol

La Cimade dénonce une atteinte grave au droit français

Les déclarations récentes de Gérald Darmanin sur la suppression du droit du sol à Mayotte ont suscité une vive réaction de la part de la Cimade, association œuvrant pour les droits des immigrants. Selon Élodie Auzole, présidente régionale de la Cimade, cette mesure constitue une attaque directe contre les principes fondamentaux du droit français, excluant injustement des personnes de la nationalité et de ses droits associés. Depuis l’adoption d’une loi restreignant le droit du sol à Mayotte en 2018, obtenir la nationalité française dans ce département est déjà ardu, notamment pour les enfants nés de parents comoriens. Cette nouvelle annonce risque d’aggraver la situation en privant davantage d’enfants de leurs droits fondamentaux, les condamnant à une existence sans perspectives ni possibilités d’intégration.

Élodie Auzole souligne que la détresse des habitants de Mayotte doit être adressée par des mesures concrètes de développement social, éducatif et sanitaire, plutôt que par des politiques restrictives et discriminatoires. Pour la Cimade, investir dans la construction d’infrastructures, l’amélioration des services publics et le soutien aux populations locales est la véritable solution pour résoudre les problèmes rencontrés à Mayotte. Face à la perspective d’une abrogation du droit du sol, la Cimade appelle à une mobilisation pour défendre les valeurs d’égalité, de solidarité et de respect des droits fondamentaux. Selon l’association, criminaliser les immigrés et les priver de leurs droits ne fait que détourner l’attention des véritables enjeux et aggraver les tensions sociales à Mayotte.

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