juillet 19, 2024

Top pub
Top pub
Top pub
Top pub

Du sursis pour une agression d’un représentant de la force publique

Suite à un acte de violence survenu le 30 mai dernier à Tsoundzou, le coupable présumé du caillassage d’un policier a finalement été jugé. Les preuves vidéo et son passé judiciaire ont pesé dans la balance. Un verdict qui souligne l’importance de la responsabilité individuelle face à la loi.

Le 30 mai dernier à Tsoundzou, un policier était en pleine opération de sécurisation lorsqu’il fut victime de caillassage. Malheureusement, il n’a pas pu identifier avec précision la personne qui lui a lancé la pierre, causant une blessure au niveau de son tibia.

Un témoin sur les lieux, munie d’une caméra, a réussi à filmer le crime. Sur la première vidéo, on y voit un jeune facilement identifiable avec une pierre à la main. En revanche, sur la seconde vidéo, le jeune homme n’a plus de pierre. Avec en arrière-plan de l’altercation, des gaz lacrymogènes lancés par les policiers en direction du groupe, dont faisait partie l’individu suspecté.

Rapidement alertés, des renforts de police sont arrivés sur les lieux, exploitant aussitôt les vidéos en leur possession. À 22h30 le soir même, le présumé coupable était interpellé par la BAC. Lors de son interrogatoire, ce dernier a affirmé avoir été à Tsoundzou ce soir-là, buvant de l’alcool avec ses camarades. Selon sa version, dès que ses amis ont vu les policiers, ils ont commencé à les caillasser. Lui, préférant éviter les ennuis, aurait choisi de se cacher dans un lotissement proche, insistant sur le fait qu’il n’a pas lancé de pierre.

Toutefois, ni le récit du témoin qui a assisté à la scène et a affirmé que le jeune jetait des pierres aux policiers ni le passé judiciaire du prévenu n’a pas plaidé en sa faveur. Connu pour des faits de violence aggravée, il avait déjà été condamné à 140 heures de travaux d’intérêt général. Le procureur a requis une peine de 4 mois avec sursis et une interdiction de détention d’arme à l’encontre du prévenu. Après délibération, le juge a requalifié l’affaire en « violence commise en réunion sans ITT ». L’accusé a été reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés et écope de 4 mois d’emprisonnement assortis d’un sursis.

Articles associés