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Des usurpations d’identité fréquentes à l’aéroport

A discuter avec les agents de la police aux frontières, il est très fréquent que des voyageurs se présentent aux guichets munis de faux documents d’identité ou de vrais appartenant à d’autres personnes. 

Mais cette fois, ce sont des passagers qui souhaitaient embarquer dans un avion pour Paris qui témoignent. Faisant la queue comme tout le monde, ils étaient devancés par un ressortissant comorien qui a présenté à la PAF une carte nationale d’identité. Problème, après vérification, celle-ci ne lui appartenait pas, les pafistes n’ont pas été leurrés. L’individu n’a bien évidemment pas été autorisé à passer en zone d’embarquement et a été mis de côté en attendant le traitement de son cas. Car sur le même vol, c’est cette fois une ressortissante comorienne qui s’est présentée avec elle aussi des papiers d’identité ne lui appartenant pas.

Or, les faits sont graves et les sanctions en cas d’usurpation d’identité sont définies par l’article 226-4-1 du Code pénal. Il précise que “le fait d’usurper l’identité d’un tiers ou de faire usage d’une ou plusieurs données de toute nature permettant de l’identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende”.

Cependant, les deux ressortissants comoriens usurpateurs passeront entre les mailles du filet judiciaire dans la mesure où ils se sont vus délivrer de manière immédiate un billet direct en direction du centre de rétention administrative en vue de leurs reconduites à la frontière.

 

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