janvier 22, 2021

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Vers une disparition du SMEAM comme en Guadeloupe ?

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10h33 – Le niveau des ressources en eau à Mayotte est au plus bas avec des retenues collinaires à 28%. Des tours d’eau de 24 heures ont été instaurés sur l’ensemble du département et pourtant, la situation ne s’améliore pas, la consommation demeure très importante.

Or, Mayotte n’est pas un cas isolé en Outre-Mer, loin de là et face aux équations de plus en plus compliquées. En effet, le service public de distribution d’eau potable et d’assainissement, assuré par les collectivités à travers des délégations de service public bien souvent, connaît depuis de nombreuses années des dysfonctionnements avec de fortes incidences pour les usagers.

Cette situation apparaît d’autant plus lourde de conséquences en période de crise sanitaire. Ainsi, après avoir longtemps accompagné les collectivités pour remédier à ces difficultés, l’Etat a été contraint de prendre directement des mesures temporaires de réquisition pour réaliser les travaux les plus urgents sur le réseau pour colmater…

En clair, l’État contre reprendre la main, ce qui constitue un premier coup de canif à la loi Notre, mais aussi à celle du 2 mars 1982 instaurant la décentralisation en France.

Soit, mais à ce jour, près de 3500 fuites ont été identifiées et plus de 2500 réparées en Outre-Mer dont 125 à Mayotte, permettant l’économie de près de 20 % de l’eau consommée.

En Guadeloupe où la situation est aussi critique, le Gouvernement a donc annoncé qu’il prononcerait la dissolution par décret en Conseil d’État d’un des principaux gestionnaires de l’eau, le syndicat intercommunal d’alimentation en eau et d’assainissement de la Guadeloupe (SIAEAG). En effet cette structure n’apparait plus en situation technique et financière de garantir la continuité du service de l’eau. Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, en a informé les élus concernés le 7 octobre et leur a demandé de préparer la continuité de la gestion des services après la dissolution du syndicat annoncée au 1er décembre 2020.

Qu’en sera t-il de Mayotte où le SMEAM accuse un déficit de plus de 30 millions d’euros ? Le même sort lui sera-t-il réservé ?

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