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Une opération de ratissage menée par la gendarmerie sur l’ilot Mtsamboro

Il y a des points sensibles et bien connus de l’immigration clandestine à Mayotte, avec des zones de beaching privilégiées par les passeurs. L’ilot Mtsamboro en fait partie et fait l’objet à ce titre d’opérations régulières de la part des forces de l’ordre…

Le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin a rappelé que le projet datant de 2015 de créer un poste fixe de gendarmerie sur l’ilot de Mtsamboro était à l’étude ? En effet, depuis fort longtemps, le secteur sert de point de dépose des candidats à l’immigration en provenance d’Anjouan. Pour quelle raison ? Et pourquoi ne pas déposer directement les ESI en Grande-Terre ? Tout simplement parce que l’ilot est devenu un moyen de gagner plus d’argent. Les personnes déposées se retrouvent ainsi isolées et doivent faire appel à des pêcheurs, des passeurs afin de les transporter à terre et retrouver la civilisation. Bien évidemment, la manœuvre n’est pas gratuite et ne fait pas appel à une démarche philanthropique, le trafic d’êtres humains allant jusqu’au bout de l’horreur…

Les “naufragés” peuvent alors se retrouver pendant des jours sur ce bout de terre où il n’y a pas d’eau et peu de nourriture disponible. Les conditions sur place sont ainsi terribles. C’est pourquoi, de manière très ponctuelle, des opérations de “ratissage” sont conduites sur l’ilot afin de dénicher les étrangers en situation irrégulière et les emmener au centre de rétention administrative. Il est aussi question de démanteler les petites infrastructures qui sont installées sur place et constituent des abris, certes très précaires.

La gendarmerie vient donc une nouvelle fois de se rendre sur place pour rappeler la loi et d’une certaine manière, replanter le drapeau français. Malheureusement, l’immigration sur l’ilot a un impact sur l’environnement avec des personnes contraintes de survivre en mangeant tout ce qui bouge. Cela va des tortues aux oiseaux, le tout en passant par les célèbres plantations d’oranges qui sont régulièrement pillées.

Alors, à quand l’implantation d’un poste fixe des forces de l’ordre qui aurait le mérite de repousser les candidats à l’immigration ? 

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