septembre 22, 2019

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Une démolition qui risque de faire du bruit

16h15 :

AZIARI
Voilà le mail envoyé par le Directeur Général de la SIM, Mahamoud Azihary, en vue de la démolition d’une maison SIM. Le locataire Vincent Liétar refuse de partir. Un véritable bras de fer va s’engager demain matin 8h00.

Ci-dessous le mail envoyé :

Bonjour,

Je tiens à vous informer, vous qui relayez l’information, d’une opération qui somme toute devrait être banale, mais qui, à Mayotte, risque de faire des vagues. Demain matin, à 8 heures, la SIM procédera à la démolition d’un logement occupé sans droit ni titre par M. Vincent Liétar, depuis son licenciement intervenu en fin 2010. Cette démolition rentre dans une opération de démolition reconstruction, comme la SIM en fait à Passamainty, à Mamoudzou, à Pamandzi, à Labatoir, etc. A ce jour, la SIM a démoli plus de 120 logements pour reconstruire en moyenne 5 logements nouveaux par logement démoli et réaménager le périmètre pour une meilleure qualité architecturale et urbaine.
Pour le cas que je vous annonce, nous avons subi des menaces de mort de la part de M. Liétar et aujourd’hui, M. Liétar a placé une sécurité privée qui a déjà tenté (vainement) d’empêcher la SMAE et EDM de couper l’eau et l’électricité. J’apprends par certaines sources que l’Etat pourrait empêcher cette démolition en déployant les forces de l’ordre sur le périmètre, mais à cette heure, je n’ai reçu aucune notification.
La raison pour laquelle je vous communique cette info n’est pas de faire la publicité d’une simple opération de démolition (au moins la 121ème), mais de rendre les choses transparentes, ce que je me suis efforcé de faire durant toutes les années où j’aurai dirigé la SIM, devenue selon moi la société la plus performante de Mayotte, malgré les difficultés financières qu’elle traverse depuis plus de 2 ans maintenant.

Petite blague : j’ai entendu ce matin sur Kwezi que M. Liétar a un titre d’occupation donné par un juge. Je me demandais s’il s’agissait d’un titre de propriété, auquel cas on se demande si le prix de vente a été réglé au juge, ou s’il s’agit d’un bail, auquel cas les loyers seraient versés au juge car à la SIM, on n’a pas reçu un centime et pour cause : on n’a pas vu de « titre ».
Décidément, j’ai encore trop de choses à apprendre, surtout dans cette magnifique île qui gagnerait à un peu de respect de cette population pauvre et pas particulièrement guerrière.

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