septembre 20, 2019

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Mansour Kamardine dénonce l’indifférence et l’inaction du gouvernement face aux violences en milieu scolaire à Mayotte

9h00 :

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Par le biais d’un communiqué, le député Mansour Kamardine a dénoncé « l’indifférence et l’inaction du gouvernement face au développement préoccupant de l’insécurité et des violences en milieu scolaire à Mayotte est inacceptable. » Il ajoute que « le Ministre de l’Education Nationale doit prendre ses responsabilités et mettre en œuvre, sans délai, les mesures d’urgence qui s’imposent pour protéger les élèves et les personnels de l’Education. »

Il rappelle par ailleurs que l’éducation nationale dépense 2 fois moins par élève à Mayotte, que pour le reste du territoire national, que le taux d’encadrement des classes est le plus bas de France ou encore qu’il existe à Mayotte des collèges à 2000 élèves alors qu’ils sont construits pour seulement 900.

Mansour Kamardine ajoute: « J’ai alerté le Ministre de l’Education Nationale, le 5 septembre, par question écrite, question écrite restée sans réponse, puis de nouveau le 19 décembre lors des questions orales, question orale à laquelle il a répondu sans tracer les voies d’une véritable politique de résolution des difficultés, ni en terme d’enseignement, ni en terme d’administration, ni en terme de sanctuarisation des écoles.

Le développement de l’insécurité et des violences est tel que les personnels de l’éducation nationale exercent fréquemment leur droit de retrait. C’est le cas des enseignants et des personnels d’administration et d’encadrement du Lycée de Kahani qui ont recours au droit de retrait, sans interruption, pour la 3eme semaine consécutive, suite à de violentes émeutes intervenues le 22 janvier.

Ils ont vécu de véritables scènes de guérilla urbaines aux abords et dans le lycée. Les agents du lycée de Dembéni le rejoignent aujourd’hui suite aux violences de la veille aux abords de ce lycée. Ces 6 derniers mois, à Mayotte, 2 élèves ont été poignardés aux abords et dans les établissements scolaires, des manifestations d’élèves et des manifestations de parents d’élèves se sont tenues pour demander la sécurité.

Personne ne semble prendre la mesure de la situation qui ne cesse de s’amplifier. Les enseignants, les élèves et les parents d’élèves se sentent dépourvus et totalement abandonné par le ministère. La sécurité des élèves mais également des personnels de l’éducation nationale est non négociable. »

Le député conclut son propos avec cette triste rétrospective :

  • Mercredi 7 février : droit de retrait des agents du lycée de Dembéni et droit de retrait des conducteurs de bus scolaire de l’ensemble du département ;
  • Mardi 6 février : violente rixe aux abords du lycée de Dembéni ;
  • Depuis le lundi 22 janvier : droit de retrait des enseignants du lycée de Kahani suite aux violences dans le lycée ;
  • Du Mercredi 24 janvier au lundi 29 janvier : grève totale et manifestation des conducteurs de bus scolaires suite aux violences du mardi 23 janvier dans les bus de ramassage scolaire ;
  • Lundi 22 janvier : scène d’émeute urbaine au lycée Kahani lors de laquelle le lycée a été pris d’assaut par des dizaines de jeunes extérieurs au lycée ;
  • Novembre décembre 2017 : violences scolaires aux abords et dans le lycée Kahani et droit de retrait des enseignants sur une période de 2 semaines ;
  • Octobre 2017 : un lycéen poignardé ;
  • Septembre 2017 : un collégien poignardé ;
  • Juin 2017 : un collégien poignardé.

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