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L’AECUM dénonce des problèmes de transport des étudiants

17h39 :

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L’association des étudiants du Centre Universitaire de Mayotte dénonce dans un courrier envoyé au Directeur du Cufr, au président du Conseil départemental et au préfet, des problèmes quotidiens de transports scolaires pour les étudiants.

Ci-dessous l’intégralité du courrier :

Depuis la rentrée à ce jour, les étudiants du Cufr de Mayotte sont confrontés quotidiennement à des problèmes de transports scolaires.

En principe dans un département, les étudiants ne sont pas bénéficiaires du transport scolaire, se service étant réservés aux élèves du secondaire. Les étudiants doivent donc empreintés les transports en commun pour leurs déplacements quotidiens. Mais étant donné qu’à Mayotte il n’y a pas de transport en commun, le conseil général, à l’époque de la création du Cufr de Mayotte, avait mis à disposition des étudiants le service de transport scolaire comme solution de secours en attendant qu’un service de transport en commun ou service de transport étudiant voie le jour.

Depuis l’ouverture du Cufr, nous ne cessons d’alerter les responsables du transport scolaire et les médiateurs sur nos galères de bus quotidiennes sans qu’aucune solution ne soit mise en place pour arranger la situation ni que nos revendications soient prise en compte.

N’ayant pas les mêmes horaires de cours que les élèves du secondaire, les horaires de ramassages du transport scolaires sont inadapté à nos horaire de cours. Nous sommes donc contraints de nous adapter aux horaires d’ouverture et de fermeture du collège de Dembéni.

Jusqu’à l’année dernière, un service de ramassage était mise en place à 11h00 pour les élèves du collège/lycée de Bandrélé et étudiants du Cufr. Ce dernier permettait de désengorger les bus du matin mais également permettait aux étudiants qui commencé les cours plus tard d’avoir plus de confort. A notre grande surprise ce service a été supprimé.

Les horaires de ramassage scolaire nous place en situation d’handicap pour notre réussite. Vous le savez mieux que nous, un étudiant contraint de se réveiller à 3h45 du matin tous les jours pour commencer les cours à 8h00 ou 10h00 n’aura jamais les mêmes chances de réussite qu’un étudiants qui se réveille à 5h45. Ses horaires sont très durs pour nous et d’ailleurs nous constatons que depuis plusieurs années, les étudiants désertent les premiers bus assurant le ramassage scolaire de 5h00 au profit de bus qui passent plus tard dans la matinée.

Cette année le nombre d’élève à transporter est trop important. Ce qui dailleurs à révéler les failles du système dès les premières semaines de cours. Lorganisation du système de transport scolaire est un gros nimporte quoi et vous le savez mieux que quiconque.

Tous les jours nous rencontrons des problèmes de place dans les bus. Par exemple tous les matins à Kahani, nous sommes obligés de nous bagarrer avec les élèves du collège et lycée de Dembéni pour espérer avoir une place dans les bus à destination de Dembéni. Ses bousculades se font sous les yeux des médiateurs et chauffeurs de bus sans que personne ne réagissent.

Il arrive fréquemment que des étudiants du Cufr soient descendu des bus par les chauffeurs et médiateurs au profit des élèves, car selon eux nous ne somment pas prioritaire. Tous les matins, ses mêmes étudiants se retrouvent bloquer à Kahani sans qu’aucune solution ne leurs soit proposé. Cette situation se répète également au collège de Dembéni les après-midi.
Nous avons réclamé la mise en place d’un ramassage à 14h00 au départ du Cufr vers nos villages respectif. Ce ramassage n’a jamais vue le jour. A plusieurs reprises, des étudiants se retrouvant bloqués à Kahani et au Collège de Dembéni se font agressées. Nous avons à plusieurs reprises informé les médiateurs de cette situation sans qu’aucune solution ne soit proposée.
Cette situation dure depuis trop longtemps, cette année la goutte deau a débordé du vase. Lindifférence des responsables du transport scolaire et des médiateurs nous désespèrent. Aujourdhui, nous sommes furieux contre vous. Nous ne comprenons pas pourquoi nos revendications nont jamais été prises en compte.

Aujourd’hui, la solution de secours ne fonctionne plus, nous exigeons que des solutions rapide soit proposé ou qu’un système de transport étudiant soit mise en place dès cette année, car au vue de l’incapacité de vos service à mettre en place un service de transport scolaire digne de ce nom et à

lutter contre l’insécurité sur notre ile, nous sommes constamment la cible d’agressions en tout genre lorsqu’on se retrouve bloquer par leurs fautes aux abords de ses établissements à risque. Nous exigions également d’être associés à réflexion de solutions à cette problématique.

Si nos revendications ne sont pas prises en compte rapidement, dès la semaine du 12 octobre 2015, nous déposerons un préavis de grève illimité. Nous inviterons également l’ensemble des usagers du transport scolaire (à savoir les élèves du secondaire) à nous rejoindre puisque eux aussi rencontrent quasiment les mêmes problèmes que nous. L’éventualité de barrages dans les rues de Mayotte ne sera pas à exclure.

Connaissant la considération que vous portez à la jeunesse de cette ile, nous restons confiant en votre capacité de trouvé une solution rapide à ce conflit à naitre.

Bien à vous
Le président de l’AECUM
Saïd Abdallah S. MOHAMADI

 

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