septembre 18, 2019

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La CGT Éduc’action évoque une rentrée « sous le signe de la précarité »

9h20:

CGT

Depuis ce matin, des milliers d’élèves reprennent le chemin des classes. L’occasion pour la CGT Éduc’action d’évoquer cette nouvelle année scolaire. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le syndicat n’est pas optimiste, parlant d’une rentrée « sous le signe de la précarité. Précarité pour les très nombreux contractuels, les plus nombreux dorénavant dans le second degré. Précarité juridique également pour les titulaires dont les droits ne sont pas respectés par un gouvernement avant tout soucieux de faire des économies sur leur dos.

Précarité pour ceux qui sont privés de leurs droits et ainsi en situation délicate compte tenu de la fermeture du service des étrangers de la préfecture. Précarité aussi et avant tout pour tous les élèves de Mayotte dont les conditions d’accueil sont toujours plus dégradées et la scolarité toujours davantage au rabais. »

Dans son communiqué, le syndicat ajoute que « la visite du Ministre doit être l’occasion d’annonces concrètes démontrant la volonté du gouvernement de déployer dans le département le choc d’investissement public que nous revendiquons avec constance depuis plusieurs années. »

En ce qui concerne les titulaires et les contractuels, la CGT Éduc’action soupçonne le gouvernement de tout faire pour que les titulaires quittent le territoire afin de les remplacer par des contractuels. À ce sujet, le syndicat constate pour « cette rentrée encore de nombreuses situations préoccupantes : non-renouvellements pour des raisons obscures, affectations aléatoires et parfois non respect des règles d’ancienneté, contractuels en CDI sans poste,… »

Enfin, la CGT Éduc’action conclue en évoquant « la situation catastrophique du lycée de Kahani. » Elle ajoute: « Chacun se souvient du droit de retrait légitimement exercé par les personnels de Kahani et des besoins humains et matériels dont l’établissement a besoin pour fonctionner normalement, de l’aveu de tous.

Devant cette situation dramatique, la réponse du vice-rectorat est la suivante : 150 élèves supplémentaires, de nouvelles sections mais une fin de non-recevoir à la demande de création d’un poste de CPE, une réduction drastique de la dotation horaire conduisant à l’augmentation des heures en classe complète et l’abandon forcé de dispositifs éducatifs !

Face à la pénurie de locaux, des classes d’élèves n’ont ainsi plus de salles attitrées dans leurs emplois du temps. La rotation, qui gangrène le premier degré,  s’installe donc dorénavant dans les établissements du 2nd degré… En effet, depuis trois ans maintenant, l’installation de nouvelles salles de classes est promise, sous forme d’ « algécos » (solution précaire et peu satisfaisante car c’est de nouveaux établissements à taille humaine dont nous avons besoin). Il n’en est rien pour cette rentrée encore, il faudra attendre…

Le Lycée de Kahani est le symbole de la déliquescence de notre service public d’éducation, qui touche l’ensemble des établissements du 1er comme du 2nd degré. La CGT Éduc’action Mayotte ne doute donc pas que M. Blanquer aura à cœur, lors de sa visite à Mayotte, de se rendre au lycée de Kahani pour rencontrer la communauté éducative et faire des annonces concrètes ouvrant de véritables perspectives d’amélioration des conditions d’accueil des élèves et de travail des personnels.« 

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