septembre 29, 2020

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Jean-Hugues Ratenon interpelle Annick Girardin sur la situation à Mayotte (vidéo)

10h40 :

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Comme promis durant sa visite de 10 jours à Mayotte, Jean-Hugues Ratenon, le vice-président du groupe France Insoumise à l’assemblée nationale, a interpellé le gouvernement sur la situation au sein du 101ème département de France. Voici sa question et la réponse de la ministre des Outre-Mer Annick Girardin.

Monsieur le Président, mes chers collègues, 

J’ai eu l’occasion de me rendre à Mayotte en pleine crise pendant 10 jours. J’ai vu la souffrance et le désarroi de tout un peuple.

Sachez qu’on ne peut pas régler le problème de l’insécurité sans gestion globale des problématiques. Mayotte serait pour certains l’éldorado des immigrés alors que ces êtres humains trouvent la mort par milliers en kwassas kwassas…

Le constat est sans appel :

– 4 habitants sur 5 vivent dans la pauvreté ;

– 60% de la population à moins de 18 ans ;

– 10.000 naissances par an, et vous l’avez dit :  soit une classe d’école par jour,

Mais sont les responsables ? Sûrement pas les mahorais !

Entre 7 et 10.000 enfants sont totalement abandonnés, sans famille. Ils sont seuls sur le territoire français, livrés à eux-mêmes, à cause des reconduites aux frontières des parents. Cette gestion de l’immigration est-elle tolérable et humaine ?

Le système éducatif, par manque d’établissements et de professeurs est obligé d’organiser des roulements : tel enfant ira en classe le matin, tel autre l’après-midi.

Autre sujet préoccupant : si demain un cyclone passe sur Mayotte, près de 20 à 30 000 personnes trouveront la mort. Que fait-on ?

Sur la santé : le seul hôpital de Mayotte est surpeuplé. Et 50% des médecins ne restent que quelques mois. 20 médecins libéraux pour toute l’île, 600 dans l’hexagone pour le même nombre d’habitants.

La situation s’aggrave à vitesse grand V. Le peuple est dans la rue. Et l’annonce d’une conférence est trompeuse.

Qu’attendez-vous pour faire de Mayotte un département à part entière en engageant sans délai un réel plan de rattrapage ? Il leur faut au moins 1,8 milliard d’euros. Qu’attendez-vous pour engager une vraie concertation avec les Comores en faveur d’un co-développement progressif et durable ? Mayotte ne peut plus attendre, Mayotte est au bord de la guerre civile.

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