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Interview exclusive de Souef Mohamed El-Amine, ministre des Affaires étrangères de l’Union des Comores

11h38 :

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FMM : « Lundi 22 juillet vous avez signé un accord-cadre de coopération avec la France : que représente cet accord pour votre pays par rapport à tous ceux déjà signés ?

Souef Mohamed El-Amine : C’est un accord qui a été bien négocié, il est le résultat de 18 mois de travail entre nos deux pays. Les relations diplomatiques avec la France ont débuté en 1978 ; depuis le monde a changé. Il y avait en 1978 deux Allemagnes il n’y en a plus qu’une. Même si c’est compliqué, les Israéliens et les Palestiniens s’assoient à la même table pour parler… La nature des relations avec la France devait évoluer ce qui est le cas, la coopération a été reca- drée et renforcée. Nous envisageons d’établir un partenariat stratégique avec la France.

FMM : Comment allez- vous lutter concrètement contre l’immigration clan- destine et le départ des kwassas ? Qu’allez-vous faire de différent ?

SME-A : Lutter contre l’immigration, régionale nationale et internationale est un axe central de l’accord. Des Comoriens se déplacent vers la France via l’Egypte, la Lybie ou l’Ukraine, nous devons travailler en collaboration contre cette immigration internationale. Au niveau régional, des ressortissants des pays africains des grands lacs et de Madagascar veulent aller à La Réunion en passant par Les Comores. C’est par la coopération que nous réussirons à lutter. On ne peut pas parler d’immigration au sein d’un même pays car l’archipel est composé de quatre îles. En revanche, nous ne sommes pas favorables à l’exode massif de population depuis Mohéli et Anjouan ; cela créé des désordres écologiques, économiques et en matière de santé. Cela crée des déséquilibres au niveau des structures de Mayotte, la plateforme de santé, par exemple, est faite pour accueillir un certain nombre de personnes et pas plus. Ce n’est pas possible que les habitants des Comores aillent se faire soigner à l’hôpital de Mamoudzou, il n’est pas dimensionné pour. On n’est pas là pour mener la vie difficile aux Mahorais ou aux résidents de l’île de Mayotte. Nous devons arriver à stabiliser les gens dans leurs régions. Le rôle du Gouvernement comorien depuis 2001 c’est d’aider au développement des îles. La vie à Mayotte n’est pas tout à fait rose comme les gens veulent le croire. Il faut aller à Kaweni pour voir comment les gens vivent là-bas et nous nous ne sommes pas favorables à çà. Nous allons aider et plaider en faveur de nos frères et sœurs mahorais pour que les gens là-bas vivent mieux à l’instar de ceux qui vivent à La Réunion ou en métropole. »

La suite de l’interview est à lire dans votre France Mayotte Matin du jour

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