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Fin du mouvement au centre pénitentiaire de Majicavo mais…

10h25:

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Le 11 janvier 2018, le personnel de surveillance des établissements pénitentiaires a entamé un mouvement de protestation national suite à l’agression de quatre matons au centre pénitentiaire de Vendin-Le-Vieil par un détenu radicalisé. Ce mouvement qui s’est durci au fils des jours aura eu le don de mettre en lumière des revendications nationales mais également locales.

À Mayotte, une intersyndicale s’est constituée pour réclamer de meilleures conditions de travail, une augmentation des effectifs mais également de meilleurs salaires pour ce métier à risque. Au niveau national, les revendications étaient nombreuses mais similaires, allant d’un renfort des effectifs à l’augmentation de l’indemnité pour charge pénitentiaire (ICP) à 2000 euros, en passant par la dotation en équipements adaptés.

Depuis, plusieurs réunions ont eu lieu entre les organisations syndicales et la ministre de la justice mais sans succès. L’intersyndicale à Mayotte affirme néanmoins, que « le 26 janvier, l’UFAP Unsa, un syndicat, soit disant majoritaire, a fait volte-face en se retournant contre les autres et a signé le relevé de conclusions contre l’avis des personnels mobilisés et de la majorité de ses adhérents.

Cette signature exposait les collègues à des sanctions plus graves que les précédentes. Les représentants des personnels étant des personnes responsables et ne voulant pas faire infliger des sanctions à leurs adhérents, ont préférés arrêter les blocages et étudié une autre méthode de manifestation sans mettre en danger qui que soit. »

Le mouvement a donc pris fin ce matin, mais le bras de fer ne semble pas terminé. En effet, l’intersyndicale conclut son communiqué en ces termes: « SOYONS FIÈRES DE NOUS, ET UNISSONS-NOUS POUR COMBATTRE L’INJUSTICE DANS NOTRE ADMINISTRATION AVEC HONNEUR ET DISCIPLINE« 

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