juillet 03, 2022

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Des gestes qui sauvent et qui s’apprennent pour lutter efficacement contre la deuxième cause de mortalité en France

La semaine citoyenne de mobilisation sur l’arrêt cardio-respiratoire a débuté lundi dernier avec l’ouverture d’un colloque qui avait pour objectif de sensibiliser les Mahorais aux premiers secours, à l’utilisation d’un défibrillateur. Mais d’autres rendez-vous étaient en programmation notamment pour expliquer l’organisation de la chaîne de secours et former aux premiers gestes…

L’ouverture de la semaine de mobilisation sur l’arrêt cardio-respiratoire qui se refermera d’ailleurs aujourd’hui, a été marquée par le lancement à Mayotte de Sauv Life, une application téléchargeable gratuitement qui permet d’intervenir rapidement auprès d’une victime d’arrêt cardio-respiratoire.

A ce titre, le Docteur Lamo en tant que président de l’association Sauv Life a assuré le lancement de ladite application. Car ce sont aujourd’hui plus de 620 000 personnes à travers 72 départements qui sont connectées avec cet outil et chaque jour qui passe désormais, c’est un cœur qui est sauvé grâce à elle. Elle se résume à “vous n’êtes plus seul”.

En s’inscrivant, le connecté est susceptible d’être contacté pour intervenir sur une personne en détresse proche de lui tout en étant en contact avec les urgences. Avec elle, c’en est fini des problèmes d’adresse, l’inscrit est localisé via son téléphone pour une meilleure intervention des secours… Il n’y aura ainsi jamais plus rapide qu’un voisin sur place pour intervenir lorsqu’en moyenne les secours mettent 15 minutes à se rendre sur place. “Cette application sauve énormément de vies” détaille ainsi le Docteur Lamo.

Et hier matin, la jeunesse s’est montrée particulièrement attentive aux démonstrations des premiers gestes selon Caroline Caze, la responsable du déploiement pour Sauv Life. “Cela se passe très bien, ils sont très réactifs et montrent qu’ils ont vraiment envie de participer. Nous espérons ainsi que demain, ils interviendront sur de vrais patients” détaille-t-elle en décrivant les étapes : “appeler les secours qui déclencheront les moyens d’intervention, et lancer l’application Sauv Life. Cela va permettre à tous ces jeunes mais aussi aux adultes d’intervenir rapidement. Il est ainsi important qu’ils puissent reproduire les gestes, mais aussi qu’ils en parlent autour d’eux en expliquant que ce n’est pas compliqué et qu’il y a une réelle importance…”

 

“J’ai appris comment faire un massage cardiaque et j’ai retenu que l’on ne pouvait pas le réaliser si la personne est consciente et respire. Pour cela, on doit poser des questions, toucher ensuite la paume des mains. Si il n’y a pas de réaction, on doit écouter la respiration pendant 10 secondes. Ce n’est qu’après, si il n’y a pas de respiration que l’on doit faire le massage et ça, sans s’arrêter jusqu’à l’arrivée des secours. Nos mains remplacent les battements du cœur” résume une jeune collégienne ayant participé à la formation hier matin et visiblement captivée.

 

Il était encore question durant les démonstrations de former sur la bonne utilisation d’un défibrillateur ou dispositif de secours qui augmente les chances de survie de 40 %. Il n’y en a que 6 déclarés sur le territoire, “d’autres doivent faire leur apparition rapidement sur le département” selon le Docteur Lamo qui ajoute que ces appareils sont “obligatoires dans les lieux accueillant du public”.

Pour rappel, en 2018 à Mayotte, 310 personnes ont été victimes d’arrêts cardio-respiratoires dont un tiers seulement a pu bénéficier des gestes de premiers secours.  

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