octobre 21, 2020

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Covid-19 : précision sur un plan économique qui ne convainc pas

08h03 :

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“Aucune Française, aucun Français, ne sera laissé sans ressource” indiquait le président de la République lors de son allocution lundi soir tout en martelant que pour les entreprises, le « report de charges fiscales, le soutien au report d’échéances bancaires, les garanties de l’Etat à hauteur de 300 milliards d’euros” serait activé.
Il a encore ajouté que dès aujourd’hui, “les factures d’électricité, de gaz et les loyers seront suspendus pour les petites entreprises en difficulté”…
De son côté, le ministre des finances Bruno Le Maire a tenu à apporter quelques précisions sur le plan qui concerne la France entière et bien évidemment l’Outre-Mer dont Mayotte et détailler les dernières mesures gouvernementales dans la lutte contre le coronavirus. Après avoir de nouveau appelé les Français à rester chez eux, le ministre a livré une liste de chiffres : 45 milliards d’euros d’aides immédiates pour les entreprises et les salariés, 300 milliards d’euros de garanties de l’État pour les prêts bancaires, 1 000 milliards d’euros de garanties de l’Union européenne pour les prêts bancaires
Or, comme le fait savoir le gouvernement depuis le début de cette crise, la volonté est de rebondir rapidement et, pour cela, “il faut prendre les bonnes décisions maintenant” et “aider les entreprises à ne pas faire faillite” indique encore Bruno Le Maire. Dans cette logique, un fonds de solidarité alimenté en premier lieu par l’État et les régions est mis en place pour les PME qui souffrent. Il s’agit “d’un filet de sécurité” selon le patron des finances.
Comment cela fonctionne ? Une indemnité forfaitaire de 1 500€ sera versée aux entreprises enregistrant une baisse de chiffre d’affaires d’au moins 70%. La fréquence de ce versement doit encore être déterminée. Le ministre l’a aussi répété : “les charges sociales et fiscales du mois de mars seront reportées, voire annulées pour les entreprises menacées de faillite et dans l’incapacité, sur le long terme, de payer. Cela se fera « au cas par cas”.

De plus, l’État et la Banque de France interviendront auprès des banques privées pour que les crédits bancaires soient rééchelonnés. Les clients de BPIFrance pourront également bénéficier, “sur demande motivée par le contexte” d’un réaménagement de leur dette pour les crédits de moyen et long terme.
Ces mesures pour les entreprises s’ajoutent à celles déjà prises pour éviter les licenciements massifs, notamment l’appel du gouvernement à privilégier le chômage partiel au licenciement.
Bruno Le Maire a enfin donné un premier chiffre de croissance prévisionnel pour la France en 2020. Une récession d’1% est pour le moment prévue. Un chiffre qui pourrait évidemment évoluer, a indiqué le ministre.
Le faisceau de mesures économique mitonné ne fait pas l’unanimité au niveau du patronat qui attend de voir comment les choses se mettront en place, avec quelle rapidité et quelle efficacité. Mais il y a toute une frange de la population qui a quelque peu été oubliée, les particuliers sans emplois. Quid de leurs impositions qui approchent et devront être acquittées ?
Une mesure a cependant été prise, la traditionnelle trêve hivernale interdisant les expulsions jusqu’au 15 avril est prolongée de 2 mois, ce qui n’arrangera sans doute pas les affaires de Mayotte qui doit combattre à tous niveaux l’habitat insalubre et illégal.
De son côté, la Direction de pôle emploi a décidé de prendre des mesures de précaution permettant d’assurer la sécurité de ses agents et du public et de répondre également aux impératifs de la continuité des services publics. Mais tout cela ne va donc pas faciliter les choses pour les 30 % de demandeurs d’emploi recensés à Mayotte.

Samuel Bosher
France Mayotte matin

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