octobre 22, 2017

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Collège de M’Gombani : des sanctions à l’encontre des élèves envoutés

14h24 :

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En octobre 2015, une vingtaine de cas de crise de djinns s’était produite au lycée de dembéni. des jeunes filles principalement, s’étaient mises à pleurer et à crier provoquant parfois de véritables scènes d’hystérie dans l’établissement. le principal, face à la situation, avait alors décidé d’annuler les cours de l’après-midi. Une rumeur circulait chez les élèves que l’établissement avait été construit sur un cimetière. Quelques mois auparavant encore, le même cas s’était produit, mais au collège de Chirongui où les mêmes scènes d’hystérie touchant des jeunes filles s’étaient déroulées. Le phénomène avait été si important que la communauté religieuse s’était emparée de l’affaire et avait procédé à des cérémonies pour calmer les esprits et désenvouter les lieux. le tout sous les yeux médusés du journaliste Christophe Hondelatte qui avait pu suivre les processions…

Mais ce mauvais œil touche aujourd’hui un autre collège, celui de M’Gombani à Mamoudzou. En effet, depuis quelques jours, des enfants semblent être la proie de djinns qui les plongent dans de véritables épisodes de folie qui là encore, déclenchent la panique générale. Mais cette fois, le principal de l’établissement a pris les choses en main et a envoyé aux personnels un message très clair qui apparaît cependant très étonnant.

“nous assistons depuis le début de la semaine à une recrudescence de crises de djinn. voici le protocole que nous vous proposons : lors d’un déclenchement dans votre classe envoyer les délégués chercher un personnel de vie scolaire ou CPE (ALERTER). Sur place écarter les élèves alentours (PROTEGER). SECOURIR (personnel vie scolaire et ou professeur) : questionner l’élève, contacter physiquement l’élève, avertir l’élève sujet à la crise que l’on va l’arroser avec de l’eau, arroser l’élève tout en le maintenant, questionner l’élève…” explique le chef d’établissement qui envisage ni plus ni moins de calmer les collégiens pris de crise à coups de seau d’eau froide.

Au 21ème siècle en france, la mesure a de quoi faire bondir. Mais à Mayotte, où les crises d’hystérie collective ne sont pas rares, elle peut avoir ses effets… En attendant, visiblement, si l’administration prend très au sérieux cette vague de djinns, il n’en demeure pas moins qu’elle demeure très pragmatique et rejette l’idée d’un envoutement en prévoyant des sanctions pour les enfants qui en seraient sujets.

“Parallèlement les parents seront convoqués pour venir chercher leur enfant. Une exclusion de trois jours sera prononcée pour trouble à l’ordre du collège avec mention dans le dossier scolaire de l’élève. Merci de bien vouloir
communiquer cette sanction à l’ensemble de vos classes” précise le message du principal qui souhaite par l’exclusion faire réfléchir les élèves. Sans doute imagine-t-il que les collégiens simulent la folie et qu’à ce titre une réponse coercitive est nécessaire.

La situation est délicate, et le plan de crise proposé peut est-il adapté. Les religieux seront-ils appelés à la rescousse ? A suivre…

Samuel Boscher (France Mayotte matin)

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